Jean-Luc Mélenchon qualifie de "presque rien" l'action de François Hollande.



Le dirigeant de la gauche radicale et ex-candidat à la présidentielle de 2012, Jean-Luc Mélenchon qualifie de «creux» et de «presque rien» le bilan des cent premiers jours du socialiste François Hollande à la tête de la France, dans un entretien au «Journal du dimanche».
Les 100 jours «ce fut une session du temps perdu. Cent jours pour presque rien», affirme-t-il, ajoutant: «quand je regarde le creux des cent jours et la multiplication des commissions, j'en conclus que nous étions mieux préparés que les socialistes à exercer le pouvoir».


Selon lui, «Hollande a désamorcé le contenu insurrectionnel du vote de la présidentielle. Il l'a dilué dans les sables des plages du Var (sud de la France). Comme si l'élection s'était résumée à une question de personnes: un normal à la place d'un agité et tout serait dit. Eh bien, non. Et on ne parviendra pas à nous faire confondre normal et social-libéral !», lance l'ex-candidat du Front de gauche.

«Après dix ans, la gauche revient au pouvoir et tout ce qu'il y aurait d'urgent à faire, ce serait un collectif budgétaire et une loi sur le harcèlement sexuel ? Nos députés ont voté le collectif: c'est un coup de serpillière sur les plus grosses taches laissées par Sarkozy. Mais ce n'est pas assez pour faire le ménage», estime-t-il.

En particulier, il qualifie de «faute» le fait qu'Arnaud Montebourg n'ait pas fait voter à la session de juillet «la loi interdisant les licenciements boursiers et accordant un droit de préemption des travailleurs sur les entreprises abandonnées par leurs propriétaires».

Pour lui, il y a eu «capitulation» du chef de l'Etat lors de la négociation du volet croissance, en juin, du traité budgétaire européen: «Hollande est un social-libéral comme ceux qui ont déjà conduit aux désastres grec, espagnol et portugais», affirme-t-il.

Sur les Roms expulsés de leurs campements de fortune, il raille l'action du gouvernement: «quelle est la différence entre un baraquement cassé sur ordre d'un ministre de droite et un baraquement cassé sur ordre d'un ministre de gauche ? C'est le degré zéro de l'imagination! La répression ou le statu quo: est-ce la seule alternative ? Ce n'est pas acceptable. Là aussi, il y a des mesures urgentes à prendre: ouvrir l'accès au marché du travail, par exemple».

Afp

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Rédigé par MENATWORK on dimanche, août 19, 2012. Mots Clés , , , , , , , , , , . Suivre les commentaires RSS 2.0. Laissez un message

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